« Macroscopes - Designing visual tools to help people understand and make sense of complex phenomena »
L’acronyme ICARE de Dominique Génelot permet de poser les questions nécessaires pour entreprendre un projet de transformation :
- L’Intention consiste à s’interroger sur les finalités de ce que l’on va entreprendre.
- Le Contexte permet de comprendre qui est concerné par et quels sont les enjeux du projet.
- L’Action s’interroge sur les activités à conduire pour réaliser ce qu’on veut faire.
- La Régulation pose la question de l’organisation des choses.
- L’Évolution appelle à réfléchir sur les actions à mener pour maintenir ou faire évoluer le résultat attendu du projet.
Source: http://crg.polytechnique.fr/v2/fic/Le%20Libellio%20ete%202011.pdf
Carte des courants d’influence de la systémique communicationnelle [PDF] (source)
Les trois arches du paradigme de la pensée complexe : agir <-> penser en complexité (source: « Agir <-> penser en complexite - Le discours de la méthode de notre temps », par Jean-Louis Le Moigne, 2010)
Les trois types d’écosystèmes d’après Braden R. Allenby (source: L’écologie industrielle : nouveau paradigme ou slogan à la mode ?)
Je dis que nous devrions fonctionner comme ce que l’écologie scientifique appelle un écosystème de type 3, alors qu’actuellement l’humanité ressemble à un écosystème de type 1. Je m’exlique: l’écosystème de type 1, c’est ce qui repousse sur un terrain vierge, dégagé par une coulée de boue par exemple. On voit surtout des plantes annuelles, opportunistes, avec une faible diversité biologique, peu de symbioses, mais un taux de croissance très élevé. Or, ces écosystèmes ne durent pas. Ils sont remplacés sous nos latitudes, après une phase de transition (le type 2), par des forêts qui elles sont là pour des siècles. Ces forêts (les écosystèmes de type 3) ont un taux de croissance global très faible, mais utilisent optimalement leurs ressources: tout ce que produit ou rejette un organisme est exploité par un autre, qui sera à terme recyclé pour être à nouveau exploitable par le premier. Dans une forêt, il n’y a quasiment pas de matière qui entre ou qui sort, simplement de l’énergie apportée par le soleil, et pourtant elle abrite une extraordinaire richesse en espèces, une multitude de complémentarités entre organismes. Cela engendre une bien plus grande résistance aux perturbations que le type 1, qui est au fond très vulnérable.
(Interview de Janine Benyus, Science & Vie n°1112, mai 2010)
La systémique: un savoir, une pratique (source: L’approche systémique : de quoi s’agit-il ?)